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Référence N°140

MessagePublié: Mar 03/Sep/2013 18:59
par Synergologie.Org
Une science autonome du langage corporel se trouve fondée sur trois prémisses.

L'espace de réflexion ouvert par l'apport de connaissances nouvelles permet de comprendre qu'un nouveau paradigme permettant d'appréhender l'esprit humain est en voie d'émergence. Selon ce paradigme, le moment propice pour saisir les voies empruntées par l'esprit humain est la période comprise entre le début du mouvement et l'articulation verbale de la pensée consciente. Dans ce bref laps de temps, l'esprit se détermine parmi toute la voie de possibles en s'incarnant dans le corps en action. Par le regard porté sur le corps la voie des possibles de l'esprit prend alors une forme observable.

Re: Référence N°140

MessagePublié: Sam 04/Jan/2014 17:51
par agape
Si je comprends bien ce que vous dites, la principale différence entre la psychologie et la synergologie résiderait dans le moment d'observation de l'action. Là ou le psychologue intervient à partir des mots et part de ceux-ci, le synergologue se demande un peu en amont si une pensée lisible jusque là sur le corps n'a pas été inhibée au moment ou les mots sont prononcés. Là ou le psychologue essaie de décoder la vérité (de la personne qui lui en fait la demande), le synergologue cherche lui, l'authenticité (Ref 99) (de la personne qui lui en fait la demande). Et , que ce soit pour l'une ou l'autre perspective, dans une dimension de relation d'aide.
Mes deux questions :
1" Ai-je bien compris ?
2. Quelle différence faites-vous entre la vérité du psychologue et l'authenticité du synergologue ?

Merci de me répondre.

Re: Référence N°140

MessagePublié: Jeu 09/Jan/2014 18:48
par synergologue
Le psychologue et le synergologue ne sont pas intéressés par les mêmes phénoménes. Le psychologue voit arriver à lui en consultation des personnes qui cherchent à restaurer leur équilibre, réfléchir à leur bien-être, voire leur santé mentale. Un synergologue voit arriver à lui des personnes qui viennent réfléchir sur leur authenticité, par exemple en se demandant pourquoi leur communication est de si mauvaise qualité ? pourquoi ils ont tant de difficulté à faire passer leur message ? réfléchir à la nature de leur charisme et et/ou de leur absence de charisme, aider des spécialistes à réfléchir sur le mensonge dans des situations particulières, mieux comprendre l'autre dans leur sphère d'activité ou de vie personnelle...
Comme les psycholgues et les synergologues ne sont pas intéressés par les mêmes aspects de la personnalité, cela donne dans les faits qu'une personne qui est désespérée et trouve que la vie n'a pas de sens , peut être congruente, et du point de vue du synergologue "aller bien", alors qu'elle n'ira pas "bien" pour le psychologue. Le synergologue n'est pas l'interlocuteur adéquat pour cette personne.
Mais le psychologue et le synergologue sont de temps à autre sur des terrains connexes. Prenons un exemple :
Une personne peut dire qu'elle est "en pleine forme" et ne verrait pas grand intérêt à rencontrer un psychologue, mais un synergologue interagissant avec elle pourrait ne pas croire à son "je suis en pleine forme", parce que son langage corporel, traduirait un épuisement professionnel que la personne n'est pas en encore mesure de reconnaitre ou d'accepter. Et le synergologue conduirait cette personne à rencontrer un psychologue.
C'est d'ailleurs pour ces raisons que de plus en plus de psychologues se forment à la synergologie.
Les deux disciplines sont connexes et la synergologie peut aller chercher du côté de la psychologie, une validation externe de ces concepts, une fois effectuées des opérations de validation interne.
Est-ce plus clair ?

Re: Référence N°140

MessagePublié: Sam 11/Jan/2014 21:19
par gombaloon
Vos précisions ne me permettent pas de comprendre pourquoi et en quoi analyser un "geste pré-verbal" est plus scientifique que d'analyser un "geste coverbal", et surtout permet de mieux comprendre l'être humain .... ?

Re: Référence N°140

MessagePublié: Ven 17/Jan/2014 18:22
par synergologue
Le geste "pré-verbal" n'est pas plus ou moins scientifique qu'un geste "co-verbal".
Simplement à travers ce qui est appelé dans le champ de la connaissance la cognition incarnée, nous savons aujourd'hui que l'attitude corporelle favorise elle-même l'attitude mentale. Regarder le corps bouger permet de comprendre que certaines idées auront du mal à émerger. De manière prosaïque c'est ce qui se passe, par exemple lorsque l'attitude corporelle de quelqu'un est très fermée, il y a peu de chances que les propos de cette personne, qui émergeront, trente secondes plus tard, soient des propos très ouverts. Le repérer en amont permet d'avoir une communication plus efficace en aval.
D'accord ?

Re: Référence N°140

MessagePublié: Mer 29/Jan/2014 17:09
par gombaloon
...
Ce que je comprends c'est que lorsque vous parlez du geste, en fait le geste c'est le geste fait avec les mains, alors que l'attitude gestuelle c'est tout le corps. La première serait coverbale et la seconde préverbale. Est-ce ce que vous cherchez à dire ?

Re: Référence N°140

MessagePublié: Jeu 06/Fév/2014 9:20
par synergologue
Oui c'est exactement ça.
Il n'y a pas un "langage des gestes" seul.
Toutes les dimensions du corps n'ont pas le même tempo, vous clignez plus souvent des paupières que vous changez de position assise, et tout ça dans le même corps.
Le même corps est donc traversé par plusieurs rythmes, plusieurs tempi.
Il ne s'agit donc pas de s'enfermer dans ce qui est co-verbal, c'est-à-dire, les gestes réalisés au moment ou la personne parle, mais également "L'en amont du corps", préverbal , car avant même de parler la personne a maturé ses pensées, et tout ça a été réalisé à l'intérieur d'une enveloppe à la fois corporelle et mentale, les deux aspects n'étant pas dissociables.

Cette réalité qui veut que le corps soit l'enjeu de plusieurs tempi le traversant est moins souvent décrite, car il est plus difficile de le faire, un geste seul c'est facile, il suffit de regarder les gestes au moment où la personne parle.
Mais ce n'est pas parce que les choses sont plus difficiles à décrire qu'elles sont moins vraies et surtout moins importantes.