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La théorie des faux non en synergologie

MessagePublié: Jeu 17/Sep/2015 20:00
par francois
Bonjour,
Quelle est la signification de la théorie des faux non en synergologie ?
Pouvez-vous l'expliquer en deux mots.
Merci.

Re: La théorie des faux non en synergologie

MessagePublié: Jeu 17/Sep/2015 21:08
par synergologue
Bonjour,

Il n'y a pas de théorie des "faux non" en synergologie.

Cette conception concernant le départ du mouvement de la tête au moment de dire non, effectué soit à droite soit à gauche a été abandonnée en synergologie en 2010.

Mais que peut-on dire de la façon de dire non en bougeant la tête de façon rotative ?
Le "non" peut être émis avec le désir réel de dire "non" sans crainte de s'opposer. Il peut également être effectué avec davantage de douceur pour ne pas heurter l'autre.

Lorsque la personne répond à la question :
"Est-ce toi qui a volé dans la caisse ?"
Il risque de répondre "non !" avec vigueur. Il peut tout à fait être énervé par la question l'incriminant injustement.
Alors que si on lui pose une question du type :
"Chéri(e) as tu envie d'aller au cinéma ce soir "
Il(elle) répondra "non" gentiment pour ne pas heurter l'autre.

Et c'est parce que deux états d'esprit bien différents peuvent accompagner un "non !" que les synergologues parlent aujourd'hui de "non" en ARD et de "non en ARG pour distinguer dans les bases de données de manière éthologique les deux types de mouvements de tête rotatifs.
Ce qui n'enlève rien à la richesse des informations livrées par l'axe de le tête au moment de la production du "non". Car si la tête part dans certains cas d'abord à droite et dans d'autres cas d'abord à gauche ce n'est pas sans raisons. Elle partirait toujours sans ça dans le même sens.

La principale erreur que pourraient commettre des gens sans une solide connaissance des mécanismes du langage corporel cherchant à repérer les axes de tête, serait évidemment de les tester dans une expérience en salle, avec une personne disant "non" face à un interlocuteur, quelle que soit la question d'ailleurs, car l'interlocuteur n'aura évidemment pas le même rapport avec toutes les personnes, malgré toute sa bonne volonté.

En fait de manière générale, lorsqu'elles sont faites en situation expérimentale, les expériences souffrent d'un biais de désirabilité sociale évident. C'est pour éviter ce type de non sens que le choix de bases de données éthologiques, permettant d'observer les mêmes items un grand nombre de fois, effectués par des personnes différentes dans des conditions naturelles différentes, est de très loin préférable.

C'est bon ?